À toi, la maman qui aimerait bien recommencer à courir

À toi, la Maman qui aimerait bien courir.

Tu les vois, les autres mamans de jeunes bébés ou de jeunes enfants sur ton fil d’actualité Facebook.

Tu les vois. Qui ont recommencé le sport quand même rapidement, qui avaient bien hâte de se remettre à la course.

Tu les vois, ces mamans qui ont le sourire aux lèvres en retournant courir dans les sentiers ou sur le bitume. Que ce soit en poussant leur bébé dans leur poussette de course toute légère ou toute seule, pendant que papa ou grand-maman garde le Poupon Bienveillant.

Et il y a toi. Toi, la maman qui aimerait dont bien ça recommencer à courir mais qui n’arrive tout simplement pas à trouver le temps.

« Il faut prendre du temps pour soi !! Trouve-toi du temps ! »

Ça semble bien facile à dire. Mais je l’avoue, bien qu’avec sa bouille plus qu’adorable, Bébé Emmanuel est pas mal plus exigeant que prévu. Et mes grandes filles, bien qu’autonomes et débrouillardes, ont malheureusement ou heureusement, cela dépends des situations haha, hérité du caractère pas mal fort de maman.

Et tenant coûte que coûte à mon allaitement exclusif jusqu’à au mois 6 mois, je me ramasse, moi, avec un Bébé buvant aux 2 heures. Jour. Et. Nuit. Oui oui. Nuit aussi.

Et même si le cododo aide, les matins arrivent vite et les journées passent si rapidement. Ça semble facile intégrer une ou deux sorties courses dans un congé de maternité, mais pour une personne comme moi, ayant un besoin énorme de sommeil, les journées où les filles sont présentes passent très rapidement. Trop rapidement.

Hop ! On se réveille, on prépare tout le monde, on va porter les filles à l’école. Hop ! De retour à la maison, quelques temps pour faire quelques petits trucs aka essayer de finir mes 1001 brassées de linge (alllô le chum qui court et les couches lavables !), allaiter Bébé, se coucher avec Bébé pour une sieste question de ne pas virer complètement folle, se lever, allaiter Bébé, dîner, ré-essayer de terminer le lavage ou commencer à préparer le souper, aller chercher les filles, puis la routine du soir commence…

Loin l’idée de me plaindre. Aucunement. Et je compte bien intégrer des promenades/courses lorsque les filles seront chez leur papa. Mais je veux juste dire aux mamans qui pourraient se sentir coupables et se comparer avec celles ayant repris le sport rapidement: Chacune.Son.Rythme.

Si pour toi ton rythme c’est rapidement recommencer le sport car c’est ça qui te tient en vie, GO !

Mais si pour toi, le sommeil et le peu de repos sont nécessaire à ta santé mentale et physique, il n’y a AUCUN problème à recommencer ton sport un peu plus tard, quand tu te sentiras prête ou en forme.

Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaise façon de faire. Trouve ton rythme. Ce qui te convient. Et ne te compare surtout pas aux autres.

Bon. Sur ce, Bébé me réclame justement. Boston ou mes plans de marathon attrendront, pour le moment, je profite des instants à 100% avec ce bébé qui est tout probablement le dernier.

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Marathon de Boston 2017: mon premier

17888525_10158512653420092_267199790_nÇa fait très longtemps que je n’ai pas écris ici, et on dirait que je ne sais plus comment m’y prendre. Mais bon, ça doit être comme l’expression « l’appétit vient en mangeant », le goût d’écrire va revenir…en écrivant ? On essaie. Un marathon aussi prestigieux que Boston mérite un texte quand même, même 3 jours plus tard !

Donc le marathon de Boston. Boston n’était même pas un objectif dans ma vie. Ma saison 2016 de courses devait contenir énormément de courses à obstacles. Comme les saisons 2013, 2014 et 2015. Malgré tout, je m’étais inscrite au marathon d’Ottawa fin mai. Je voulais ma revanche sur cette distance: j’avais effectué un premier marathon en 2014, celui de Montréal, mais les circonstances avaient fait en sorte que ça avait plus que mal été. Voir le récit ici 😉 Bref, je savais que j’avais les jambes pour faire un meilleur marathon, et j’avais donc une revanche à prendre ici !

Mais en jasant avec les gens, l’idée de me qualifier en 2016 pour le marathon de Boston m’est finalement venue à l’esprit…Même si, lorsque je m’étais inscrite à Ottawa, j’avais inscrit « 3h40-3h45 » comme temps prévu, je revoyais alors mes temps pour le faire un peu en-bas de 3h35, soit mon temps de qualification. Et finalement, ce fût chose faite avec un temps pas mal plus rapide que prévu: 3h18. Mon meilleur marathon à ce jour.  🙂

Mais revenons à Boston. À la fin de l’automne 2016, après une super saison en course à pied sur route principalement et plein de nouveaux PB, je développe un sérieux « down de course ». Je n’ai tout simplement plus envie de courir. Alors que je m’étais entraînée plutôt bien pour Ottawa (pas autant que Pierre Faucher, mais quand même 😉 ), je n’ai plus aucun goût de le faire cette fois-ci. Et ce n’est pas de la paresse: je ne ressens plus aucun plaisir à courir. Mon inscription à Boston est pourtant faite et payée, l’hôtel est réservé depuis si longtemps…et pourtant j’envisage de ne pas le faire. Cette idée me traversera l’esprit plusieurs fois pendant l’hiver…

JAMAIS je ne vais suggérer à PERSONNE de faire un marathon sans entraînement. JAMAIS. Mais…c’est ce que j’ai fais (et que j’espère ne plus refaire). Je n’avais effectué aucune aucune aucune « vraie » longue avant Boston. Aucun 30km. J’avais bien tenté d’en faire un quelques semaines avant Boston, mais justement, l’envie de courir était tellement disparue que j’ai finalement couru que 23km pour marcher les kilomètres restants jusqu’à chez-moi…Hé oui ! Tout ça le 2 avril…bien peu d’entraînements avant un marathon:

  • Janvier: 101 km
  • Février: 103 km
  • Mars: 87 mars
  • et Avril avant Boston…: 53 km

Alors que la plupart des coureurs s’entraînent pour Boston en  faisant des semaines de 100km…et non des mois !!

Donc c’est un peu beaucoup à reculons que j’ai décidé de oui, finalement, prendre part au marathon de Boston. Car peu de gens ont la chance d’y participer, et que je ne devais pas gaspiller cette chance, justement. Je m’étais dis que j’allais faire de mon mieux, vu le quasi non-entraînement, mais que je voulais surtout profiter à fond de mon expérience et de ne pas finir la course complètement démoralisée ou sans sourire.

Boston là…même si on en entends parler…C’est big en titi !! Tout l’événement en tant que tel est gros: tu as un « passeport de coureur », ton dossard vient dans un super sac préparé, tout est calculé au quart de tour…Il y a plusieurs vagues et dans ses vagues, plusieurs corrals…Ou l’inverse, j’avoue que même encore aujourd’hui, je me trompe encore à ce sujet !

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Et qui dit gros événement dit aussi sécurité maximale: c’était la première fois que je devais passer des détecteurs de métal avant une course (trois fois plutôt qu’une – et je me plains pas, sécurité avant tout !!) avant de se rendre au « Village des athlètes », qui consiste en fait aux terrains de football d’une école secondaire d’Hoptinkton, la ville d’où part le marathon de Boston.

La veille de la course, je me suis couchée quand même tôt. Dormant dans un hôtel de Natick, une banlieue de Boston, nous étions revenus de Boston vers 21h30…assez tard compte tenu le fait que je devais m’assurer de la charge de ma montre et régler mon lecteur mp3 sur la meilleure musique de course, et que je devais aussi me lever très tôt le matin, ma navette partant à 6h45.

J’ai eu une nuit plutôt mouvementée à virailler d’un bord et de l’autre de mon lit. Pour finalement ne plus vraiment me rendormir à parti de 5h du matin. Donc c’est aux petites heures que je me suis réveillée, alors que mon frère et ma soeur dormaient profondément à côté de moi, pour me préparer. Ça y’est. Je n’ai pas été nerveuse du week-end, vivant dans une sorte de déni, mais là, c’est vrai. Je ne dois pas reculer: je cours un marathon, le marathon de BOSTON en fait, ce matin ! Ouf ! J’avale de peine et de misère mon gruau (je hais déjeuner), puis hop, je descends dans le lobby de l’hôtel où quelques coureurs attendent patiemment comme moi. Je suis soulagée de croiser deux coureurs de Moncton parlant français et qui en sont eux aussi à leur premier Boston: ça fait du bien de parler un peu dans ma langue hihi !

Je ne sais pas trop ce qui s’est passé avec notre navette. Je croyais qu’elle nous amènerai au Boston Common pour les « bus officiels », mais non. Nous voilà à Hopkinton, dans une station de train je crois…à devoir prendre une autre navette? Ok..pas bin bin le choix rendu là, au moins on est dans la bonne ville pour le départ…Ensuite, on se ramasse ans un parc sur le bord d’une rivière, lac ? M’enfin une étendue d’eau et c’est là que nous passerons le premier détecteur de métal…pour embarquer dans notre 3e et dernier bus, un de ses bus « officiels » de Boston, qui nous amènera ensuite au départ du village des athlètes.

Rendue sur place, je devais rejoindre Samuel à l’endroit prévu de notre rencontre et celles d’autres coureurs, mais qu’elle ne fût pas ma surprise de voir mon amie Roxane qui me reconnaît en criant « Judith ?!?!! C’est toi ??? » Wow !! Je ne pensais JAMAIS la voir à Boston, veut veut pas, c’est grand, et le village des athlètes tout autant ! Ce fût super pour elle, car au lieu d’attendre toute seule au village, elle pouvait se tenir avec notre gang de Québécois avant la course, surtout qu’elle avait la même heure de départ ou presque que moi.

On rejoint finalement Samuel et tout sa gang, qui sont « dans les rouges », soit la première vague avant la notre, la blanche. On jase, on mange…On attends. On arrive vraiment en avance au village des athlètes, mais c’est tout un village: de la crème solaire nous est offerte, des bagels, des bananes, des pommes, du gatorade….moi qui avait peur d’avoir faim pendant l’attente avant la course, finalement je suis comme dans un buffet, ou presque 😉 !

Voilà. C’est le moment de partir rejoindre notre vague. Ouf ! J’ai 3 objectifs en tête. Un qui me semble irréalisable vu mon non-training, un semi-réalisable, et un « si ca va mal ». C’est le 3e que je choisirai finalement haha !

Ma vague, vague 2 corral 3, est tellement compacte !! L’on ne se rend même pas réellement compte du décompte du départ, tellement ça part lentement vu le peu de place pour circuler ! Imaginez un motton de personnes qui partent en même temps: c’est carrément ça ! Même pas une minute après le départ, BANG ! Un gars s’étire le bras le poing fermé pour une raison que j’ignore encore et m’assène un coup de poing sur le nez ! Ça fait mal en sacrament !! Pendant 30 sec, j’me dis « Caline, j’saigne pas du nez j’espère ou il n’est pas cassé, j’ai même pas commencé la course vraiment !! » mais non, ça m’a plutôt surprise plus que d’autres choses.

Après quelques mètres, je réussis à me trouver un trou pour courir à une vitesse plutôt convenable. Je suis partie peut-être un peu trop rapidement, mais bon. Je suis là pour m’amuser, pas un PB. Je saurai par la suite que les gens qui me suivaient pouvoir alors voir mon temps de fin prévu…eee là là !! No way que j’aurai fais un marathon en 3h11 hahaha !!

Bref, les 14 premières kilomètres se déroulent bien…je bois/m’arrose à chaque station d’eau, je prends mes gels/barres, ça va bien…mais non en même temps. Je sais que ce sera une course difficile. Pas vraiment à cause de la chaleur. Mais à cause du manque d’entraînement qui se ressent dans mes jambes. À partir du 15e km, ma stratégie est la suivante: courir 5km, marcher. Courir 5km, marcher. Jusqu’à la fin. Oui oui…Ça fonctionne…semi bien. Dès le 22e km, je revise ma stratégie: cours 2-3 km Judith, marche un peu, et ainsi de suite…Puis arrive les fameuses côtes, HeartBreak Hills. Honnêtement, et c’est peut-être parce que j’ai marché oui, mais je m’attendais vraiment à pire que cela. Vraiment. Reste qu’à partir du 29e km, je marche quasiment plus que je cours. C’est difficile. Mais malgré tout ça, je trippe à fond !! La foule à Boston est là en tout temps. C’est comme un gros party, un gros happening pour eux ! Ils sont là, assis ou debout, t’encourages, une tonne de pancartes, une tonneeee de spectateurs t’offrent de l’eau, de la nourriture, des bonbons, des Mister Freezes, de la réglisse, des lingettes humides, des tites éponges….juste wow !!! Oui, j’ai mangé 3 Mister Freeze pendant un marathon, et oui, j’ai mangé des bonbons (Swedish Fish !!) pendant le marathon. Ohhh que oui. Au point où j’étais rendue, j’avais besoin de me satisfaire. J’ai même failli prendre la BudLight (il me semble que c’était un budlight ?) en cannette que tendait un spectateur pas trop loin de la ligne d’arrivée haha !

Donc au 30ekm, ça se gâte. Je ralentis tellement ! Je passe de pace d’un peu moins de 5:00/km à….plus de 5min du kilo….Ça l’air de rien, mais c’est une énorme différence. À 41.7km sur 42.2, je marchais. Oh que oui je marchais. Un peu moins d’un kilomètre avant la fin, je me décide à courir question d’au moins finir la course en « trottant » haha. Oh ! La voici, la fameuse arche d’arrivée. Bon dieu qu’elle est loin !! Ça me parait interminable. Je veux juste finir au plus sacrant. Je cours du mieux que je peux, mais ouf, ce n’est pas facile. Je lève les bras en passant sur la ligne d’arrivée et…voilà. J’ai finalement réussi ce fameux marathon de Boston en 3h32.

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3h32. Un temps qui me convient parfaitement. Je pense à deux choses un coup terminé: WOW ! Mais quelle course et quel évènement de fou, et deux: PU JAMAIS je veux courir. Je ne veux plus courir de toute la saison !!

Et c’est ça que je répèterai toute la journée mais, au moins, l’envie revient en courant, en tout cas, pas en le courant pendant, mais l’envie est revenue. J’ai un prochain marathon dans 6 semaines. Je viens de m’inscrire ce matin (même si elle est prévue depuis longtemps). Je ne peux plus reculer. Et cette fois, je veux la courir. Tout le long.

Rétrospective de 2016

16395631_10158127941040092_973594128_nHé oui, cette année, je fais ma rétrospective sur le tard. Faut dire que j’écris pas mal moins aussi…Je n’ai même pas de bonnes raisons, malheureusement. C’est un peu comme lorsque j’ai eu mes filles. Avant mes grossesses, je lisais un bon gros roman par semaine: j’adorais la lecture !! Je dévorais des tonnes de livres. Amenez-en des romans ! Et puis, j’ai eu mes enfants, et pour une raison que j’ignore, j’ai quasi complètement perdu mon amour des livres et des romans. C’est un peu ce qui m’est arrivé avec l’écriture. Étrange, n’es-ce pas ? Mais je me suis dis une chose: ça doit être comme le vélo, ça ne se perd pas. Et vu que l’appétit vient en mangeant, probablement que mon envie de lire – et d’écrire – va revenir si je m’y remets ? Ça vaut le coup de faire l’essai !

Bref. Ma rétrospective de 2016. Encore une fois, je n’avais pas vu mon année 2016 de cette façon dans ses premiers mois. Je m’enlignais vers une autre longue et chargée saison en courses à obstacles. J’avais eu une si belle saison en 2015 – beaucoup de podiums, de très bons classements – que c’était ça le plan. J’avais même été acceptée pour une deuxième année avec la pro-team 3-Seconds, une super belle opportunité pour les courses à obstacles.

J’ai pris pars à ma première OCR (course à obstacles) en février. J’y ai aussi fais un podium. L’été revenu, j’ai finalement pris pars à une XMAN-Race aussi. Un autre podium. Mais le coeur n’y était plus. Je suis une coureuse. J’aime, principalement, courir. Le reste, les obstacles, la pression que je me mettais envers moi-même, le fait que je ne m’entraînais pas à conséquence, commençait à peser lourd sur mes épaules. Alors, aux deux autres OCR que j’ai pris part durant ma saison, j’ai abandonné. Hé oui. Peu importe ce que les gens pensent, même si dans ces deux courses j’avais de bonnes chances de podiums, je n’avais plus aucun plaisir à le faire. Et c’est suite à cette décision d’arrêter les OCR que ma saison de courses s’est finalement considérablement transformée. J’avais prévu refaire une autre saison avec des courses à obstacles à quasi tous les week-ends, et finalement, j’ai été passablement très sage avec mon nombre de courses !

  • J’ai failli à mon habitude d’une course officielle par mois. J’essaie de me reprendre, peut-être, cette année ! J’ai fais une course 9 mois sur 12. Je suis rendue sage. Ça doit être l’âge 😉
  • 19 courses. Visiblement, je m’assagis vraiment. Et c’est mieux comme ça je crois.
  • 8 podiums.
  • 27 médailles (me semble. Là je viens de les ranger dans leur sac. Hé oui, toujours pas de rack à médailles chez-moi..!)
  • 3 trophées.

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Une saison pas mal plus sage. J’ai redécouvert le plaisir de courir sur route et en sentiers. J’avais pas mal éliminé ce type de course en 2015, et pour une fan de vitesse comme moi, la route, c’est tellement parfait, et pour une fan de sentiers techniques et de descentes remplies de roches, de racines, et abruptes, la trail, c’est juste complètement magnifique !

  • 4 courses à obstacles (complétées, sinon 5)
  • 4 courses en sentiers
  • 11 courses sur route

2017, c’est aussi l’option d’une tonne de nouveaux PB (personal best – records personnels) à la suite de l’autre, surtout sur les nombreux demi-marathons (5 !) que j’ai pris part:

  • 5 km en 19 min 11
    …sur un demi-marathon ! Je me promets au moins un 5k officiel cette saison (probablement le 5k Endurance) pour voir quel peut être mon réel temps sur cette distance.
  • 10 km en 39 min 24
    …sur ce même demi-marathon. Encore une fois, je me promets un 10k officiel pour réussir à obtenir un nouveau PB.
  • 21.1 km en 1h27.
    En fait, j’ai réussi un autre demi en 1h24, mais puisque malheureusement il manquait environ 300m, mon « vrai » temps serait plutôt de 1h25…Disons que mon record de pace pour un demi-marathon est de 4:04/km.
  • 42.2km en 3h18 pile poil.
    Ça, je ne m’y attendais aucunement pas. C’est ma plus grande fierté de la saison !

Un de mes gros objectifs cette année était aussi de réussir à me qualifier pour le Marathon de Boston, l’un des marathons les plus prestigieux et renommés. Je croyais en mes chances d’y parvenir, mon temps de qualification étant de 3h35, mais je ne m’attendais pas du tout à y arriver avec un temps de 3h18 !! Ce fût toute une surprise pour moi.

En 2016, je m’étais souhaitée une année « joie ». Une année où courir devait rimer avec plaisir et sourire. Et ce fût le cas. Je me suis choisis: j’ai arrêté les courses à obstacles pour m’écouter moi et non les autres et faire ce que j’aime le plus: courir. Courir vite. Et dévaler des montagnes.

En 2017, je me souhaite encore du plaisir. Du dépassement de soi. Et de la constance. J’ai bien de la difficulté avec ce concept, puisque non, je n’éprouve pas toujours du plaisir à sortir courir. Hé non hihi ! Donc plaisir, constance, et dépassement de soi.

Pour vous, mes mêmes vœux d’année en année, car je crois que ce sont les bons: une bonne et heureuse année. Des kilomètres de bonheur, de joie, de santé, d’amour, de victoires personnelles, professionnelles, sportives, de tout ce que vous voulez. Faites de cette année, encore une fois, votre année 🙂

Pandora 24: l’essence de la forêt

Il y deux semaines, je prenais part à ce qui devait être mon plus grand défi à ce jour: effectuer  une course en sentier d’une durée de 24 heures.

Pandora 24. comme le mentionne le site web, « est un ultramarathon de 24 heures qui se déroule sur une boucle de 10 km en montagnes et peut être couru en solo ou en équipe ».

Pandora 24, c’est une course qui se distingue des autres. Ici, pas de cut-off. Les coureurs gèrent et décident de la direction que prendra leur 24 heures en sentiers. Si ces derniers ne veulent que courir pendant 12 heures, prendre des pauses ou même faire une sieste, tout est permis ! Bref, pour tenter d’effectuer un premier ultra, c’est la course toute désignée selon moi ! Aucune pression, autre que celle que l’on se met parfois soi-même sur les épaules.

Pandora 24, c’est aussi une course où tous les fonds recueillis, oui oui, tous les fonds, vont à la préservation et à l’acquisition de nouveaux sentiers dans le magnifique parc des Falaises de Prévost, là où se déroule, bien entendu, cette course. Si vous n’êtes jamais allé courir à Prévost, vous devez y aller. C’est tout simplement magnifique, et il y a moyen de s’amuser très longtemps dans ses sentiers!

Bref, voilà pour la présentation, voici maintenant comment j’ai vécu la course 🙂

Je me suis inscrite à cette course sur un coup de tête, pas mal le seul de ma saison de course qui est plutôt restreinte: j’ai choisi intelligement mes courses cet été. Je dois vieillir, hihi ! Ma plus longue distance de course à ce jour consistait à mon DNF au 55k de Bromont Ultra en 2014, après 48k de course. Si proche du but, mais à ce moment-là, c’était la plus sage décision à prendre pour moi.

Une semaine avant le départ, j’étais en vacances avec mes filles, et je nous avais planifiées une semaine bien chargée ! Camping + deux jours au Zoo de Granby, parc d’amusements Au pays des merveilles + camping dans le coin de Ste-Adèle où j’ai perturbé la gang de la boutique du Coureur Nordique avec mes petits lapins énergizer pas toujours coopératives et ma grande et grosse tente à monter seule, et, deux jours avant le grand départ, une petite virée à l’Hôtel Québec avec mes filles pour une nuit !

Bref, le vendredi avant la Pandora, je prenais la route de Québec direction mon chez-moi, pour ensuite reporter les filles chez leur papa, et essayer de tout préparer pour un 24h de course ! C’est que…je n’étais pas prête du tout ! Gros manque de sommeil aussi, car du camping avec des n’enfants, c’est tout sauf reposant, j’essaie de penser à ne rien oublier. Je crois que tout est prêt, et je me couche tôt (haha vraiment pas en fait !) en prévision de cette super course le lendemain.

Étrangement, le samedi matin, je ne suis pas stressée. Je suis là pour m’amuser en fait, aucunement dans un but de compétition ou dans le but de battre des records de temps ou de distance: je veux juste passer un super week-end dans le bois !

Plusieurs de mes ami(e)s prenaient part à cette course ou comme bénévoles, alors je suis bien contente de voir des visages connus ! Plusieurs, connaissant mon amour de la vitesse, y vont de leur sage conseil: « Ne pars surtout pas trop (ou même tout simplement !) rapidement !! C’est un 24h Judith, pas une course contre la montre ! ».

Je leur répète que oui, je vais les écouter, et que non, je ne vais pas partir en flèche…et le départ est donné, et, même si je garde en tête de ralentir et que je sais que j’ai ralenti, je me laisse un peu prendre au jeu…oupsi, un premier tour vraiment rapide !! En 1h28 je crois…oupelaille !

Les 3 premiers tours se passent relativement bien. Je fais connaissance avec de nouvelles personnes, donc la Team Kraken et leurs supers histoires ! J’ai déjà à l’an prochain, et j’espère avoir quelques histoires croustillantes pour vous aussi, haha ! Je revois aussi des coureurs que je n’avais pas vu depuis très longtemps, c’est toujours chouette !

À la fin de mon 3e tour, je vois ma maman qui m’attend. Ma très chère que maman que j’adore, mais qui ne vient pratiquement jamais aux courses car les départs sont toujours trop loin ou trop tôt pour ma lève-tard de maman hihi ! Je prends une petite pause jasette avec elle, et je repars pour un 4e tour, plutôt ardu celui-là !

L’ambiance est tellement agréable, tellement amicale ! On s’encourage les uns les autres, les bénévoles sont exceptionnels, tout le monde à le sourire aux lèvres. Vraiment, c’est une belle journée ensoleillée, avec quelques petits passages nuageux/bruits de tonnerre, quelques minis averses, mais rien de dramatique. Que du bonheur !

Après ce 4e tour…je dis au revoir à maman, lui demandant de me rejoindre demain matin pour mon arrivée après 24h, en lui disant toutefois que ça se peut que je ne tienne pas la route ! Oups, prémonition ici ? Je ne sais pas trop…! Bref, ce 5e tour est vraiment difficile. Après ce tour, je ne sais plus si je continue, ou pas…Je décide de prendre une pause. Guy, qui devait être mon pacer pour la nuit, a monté ma tente pendant mon dernier tour mais..il est aussi parti je ne sais où avec ma clé. Oups hihi ! Pas grave, je veux prendre une pause alors…Cette pause s’éternisera finalement. Ne voulant pas repartir seule pour cette boucle, j’attendrai que mes amis terminent pour faire ce qui sera ma dernière boucle, en pleine noirceur. Un énorme merci toutefois Guy d’être venue alors que je t’ai solidement choké ça, et d’avoir monté ma tente. On va vraiment se reprendre, toi et moi…:)

La 6e boucle fût une boucle très très mollo, mais ça me convenait parfaitement. On jase, on rigole, on ne voit pas grand chose malgré nos lampes frontales, on a chaud malgré la nuit…Les bénévoles du ravito du 5e km ont aussi mis le paquet: le petit pont avant d’arriver à la table est éclairé part les glow stick, c’est vraiment magique ! Qui plus est, les bénévoles présents étant des personnes que je connais, c’est vraiment agréable de voir des visages connus, et avec tout un attirail pour nous ravitailler ! Soupe, crème antidouleur, capsule de sels, chips…bref, un super ravito que j’aurai aimé revoir hihi 🙂

Nous terminons cette boucle, et tous mes amis décident de faire une sieste, et moi de même. Sauf que…je n’ai pas gonfler mon matelas, et là là, il fait très froid. Je suis aussi épuisée. Les jambes vont somme toute bien, mais je veux tellement dormir, j’ai ma semaine dans le corps, et je rêve de mon lit…Je décide de me « coucher » dans mon auto un peu, mais peine perdue. Après une heure (si ce n’est pas plus !) à virailler comme c’est pas possible dans une Hyundai Accent, je prends la décision de retourner dormir chez-moi. Ce sera ainsi que se termine la Pandora 24 pour moi.

Le lendemain matin, je prends quand même la peine d’être sur place pour la fin de la course, à 10h le matin. Tout le monde se félicite, plusieurs personnes se seront véritablement surpassées dans cette course. Les médailles de participations sont remises – elles sont magnifiques et fait main par l’un des organisateurs ! – et les médailles des podiums sont distribués – des médailles en sucre d’orge ! Miam !

Bref. Je suis maintenant une ultra-marathonienne, ayant maintenant fait ma plus longue distance à ce jour, soit 60km.

Je suis déjà inscrite pour l’an prochain, et je compte bien prendre ma revanche sur ma tête et mon mental. Je compte bien y arriver mieux préparée et, surtout, mieux reposée.

J’y serais de retour pour l’ambiance. Pour la cause. Pour l’organisation. Pour les coureurs. Pour les superbes sentiers. Pour le parc des Falaises. Pour les sourires de tous les coureurs, bénévoles et gens venus encouragez.

Pandora 24, ce fût réellement un coup de coeur de ma saison 🙂

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La médaille, et la preuve de ma débarque hihi !

Se perdre en route

…ou plutôt, se perdre LORS d’une course route !

Bin oui toi. Qui aurait cru selon possible ? Se perdre dans une course en sentier ? Possible. Les p’tits drapeaux de balisage ne sont pas toujours super bien placés. Se perdre dans une course à obstacles ? Encore là, plausible pour les mêmes raisons qu’une course en sentiers. Mais se perdre dans une course SUR ROUTE ?! Sérieusement, je ne croyais pas ça possible du tout !

Mais c’est bel et bien ce qui est arrivé…

Le 30 avril dernier, je prenais part à mon premier 30k sur route officielle au Marathon des Érables, une course offerte dans le cadre des Courses Gourmandes. Je vous reviendrai sur les Courses Gourmandes, car ces courses méritent vraiment qu’on s’y attarde ! C’était aussi mon 2e 30k à vie, le premier ayant été effectué en training quelques semaines auparavant. J’avais comme but de tester le pace que j’aimerai avoir pour le marathon d’Ottawa fin mai, soit un pace de 4:50, 4:55 du kilo pour viser une qualification pour Boston. J’étais ÉNORMÉMENT stressée. J’ai fais peu de longues distances dans ma vie. Et lorsque j’en fais, bien souvent mes jambes tiennent le coup. Mais ma tête, elle, non. J’ai l’abandon facile malheureusement, mais c’est quelque chose auquel je travaille très très fort présentement ! Bref, j’étais très très nerveuse. Je ne croyais pas être en mesure de tenir un tel pace sur une telle distance, ou bedon de juste courir en continu sans prendre de pause marche. J’avais des attentes très élevées envers moi-même face à ce 30 kilomètres ! Oui, je manque légèrement beaucoup de confiance en moi….

J’avais dormi sur place. Le réveil ce fût un peu trop tôt à mon goût et surtout, avec la plus merveilleuse des sonneries du monde comme wake-up. *SARCASME* (Allôooo Fred !!). Je me dirige vers le Tim Hortons pour mon traditionnel cappucino glacé. J’essaie de diminuer cette délicieuse friandise glacée mais…ce n’est pas facile ! Je me force aussi à ingurgiter du gruau: je déteste déjeuner le matin. Mais avant un 30k, il faut c’qui faut…

Le gruau entre difficilement. Je n’ai pas faim. Je suis stressée. Je ne veux plus faire la course. Je veux retourner chez-moi. Mais bon. Après de multiples arrêts aux toilettes (ahh…le stress d’avant-course…!), l’on se déplace vers la ligne de départ. Après avoir croisé quelques ami(e)s coureurs, je décide de me placer dans les premiers coureurs. Une coureuse m’apostrophe: « tu vises quel temps toi »? Je replace son visage…ah oui, c’est la fille qui, a 1-2 kilomètre de la fin de mon dernier demi-marathon (Demi-Marathon des Glaces, encore une Course Gourmande 🙂 !) m’a dépassé ! Je lui explique que je vise un pace d’environ 4:50, et elle me dit alors qu’elle vise plus un 4:30 du km, comme le gars à côté de nous. Bin coudonc, have fun guys hihi !

L’on s’élance. Ça va drôlement bien. Suis-je partie trop rapidement ? Probablement, mais c’pas grave, ça va très bien et j’ai beaucoup de plaisir à courir. Mais, après 1km de course seulement, nous nous rendons finalement compte que nous ne sommes pas dans le bon chemin…!! Alors que j’étais dans les premières filles en tête, nous devons rebrousser chemin ! Malheureusement, les policiers/pompiers/signaleurs/bénévoles sur place ne nous ont pas mentionnés que nous devions prendre un tournant à droite. Oui, certains vous diront que le camion de pompiers était stationné pour bloquer le passage. Sincèrement, il ne le bloquait pas réellement si j’y suis passée accompagné de plusieurs coureurs, mais passons ! Bref, en partant, dès les premières minutes de la course, moi et quelques coureurs avions déjà 2km de plus de parcourus que les autres ! (plusieurs amis se sont aussi perdu, mais la plupart pour une distance de 600m à 1.6 km, pas autant que moi !!).

C’est sûr que la frustration fût présente pendant les premières secondes. Les coureurs que j’ai croisé à ce moment-là peuvent très bien témoigner de mes superbes « Tabarnack ! ». J’avais deux choix devant moi: sacrer tout le long pis me foutre de ma course et réduire mon pace, ou sourire, continuer de courir, et advienne que pourra, je suis bien là pour m’entraîner en vue d’Ottawa non ? Ce serait un training un peu plus complet avec 2 kilomètres supplémentaires !

2016-04-30 | 2016 Marathon des Érables

Oh ! Un photographe !

J’en ai rattrapé des coureurs tout au long de ma course ! Croisez des ami(e)s que je ne crois habituellement jamais, car nous n’avons pas la même vitesse. Avoir leurs encouragements, leur « Go go Judith, tu peux rattraper encore plein de personnes » a fait toute la différence et à rendue cette expérience…enrichissante et agréable !

Je crois sincèrement que j’aurai pu avoir un podium à cette course, j’étais vraiment sur une bonne lancée. Mais malgré tout ça, malgré mes 2km supplémentaires, malgré ma minute perdu à me déshabiller (lire enlever mon manteau à un ravito, puis ma montre, puis mon dossard, et tout remettre le tout – ça m’apprendra à trop m’habiller), j’ai tout de même fini en 4e position.

2016-04-30 | 2016 Marathon des Érables

On souris, ça achève !!

Le tout, avec un pace pas mal mieux que ce dont j’espérais, soit 4:33/km ! Un 30k en 2h17, ou plutôt un « 31.97km » en 2h25.

Merci à Brix rechargé par la nature. Sincèrement, ces petites pochettes de sirop d’érable sont tellement merveilleuses !! Je ne suis pas une amateure de gel, et souvent, un coup le gel ouvert, même si tu ne le prends pas au complet, bien tu dois le jeter….Mais les pochettes Brix…MIAM !

Bravo à Frédéric Houde et toute son équipe du Marathon des Érables. C’était ma première expérience pour cette course, et j’ai pu croisé quelques membres de l’équipe, et vous êtes extraordinaires. Vous faites de superbes événements, comme toujours !

Maintenant, Ottawa arrive à grands pas, et je suis plus confiance face à cette course 🙂

Welcome back !

Oh là là que j’ai délaissé ce blogue..!!
Oh que je suis une blogueuse indigne !

Mais entre le travail, les filles, le chum, moi qui essaie de concilier course-travail-amour-famille, et bien…j’avais un peu perdu l’inspiration ?! Tsé, écrire pour écrire, ce n’est pas mon genre, faut que ça vienne naturellement. Mais bon. Ceci ne se voulait même pas un article de blogue. Mais vu que cela faisait un trop long statut facebook…me revoilà, et j’espère, cette fois-ci, être plus présente 🙂

Ma semaine de course, moi, ne débute pas du « lundi au dimanche ». Non. Ma semaine de coureuse, moi, se déroule du vendredi au vendredi…une semaine sur deux, quand les filles retournent chez leur papa. Ce n’est clairement pas une méthode d’entraînement optimale ou même conseillée mais bon, c’est ma réalité et je n’ai pas le choix de m’y habituer ! Je vous reviendrai sur le long terme sur ce que cela apporte ou pas, surtout que j’ai d’autres plans en tête aussi, mais bon…ce sera un autre article, và 😉 !

 
Cette dernière semaine, j’avais deux objectifs: effectuer mon premier 30k route en entraînement, ainsi que de sortir courir à chaque jour, coûte que coûte.
 
J’aime les courses officielles. Plutôt, je les adore. Je carbure à ces moments où je suis entourée de coureurs, où la fébrilité est à son comble avant que le départ soit lancé. Où l’on s’élance alors en espérant donner le meilleur de nous-mêmes.
 
Mais m’entraîner ? C’est toujours une tâche ingrate pour moi. Dormir ou courir ? Rester relax à la maison après le travail, ou sortir sous la pluie pour fouler le pavé ou les sentiers ? Détrompez-vous: j’aime courir. Mais j’ai beaucoup de difficulté avec le fait d’être constante dans un entraînement. Vous comprendrez ici que non, je n’ai pas de plan d’entraînement. J’en ai déjà eu et, justement, je ne les suivais pas du tout.
 
M’enfin. Reste que cette semaine, je suis pas mal fière de moi et de mes jambes (et de leur capacité d’adaptation !).
 
– 7 jours de course en ligne. Oui oui.
– 122,10 km de parcourus.
– 11 heures en tout et partout
 
J’ai non seulement réussi mes 2 objectifs (un 30k route en entraînement) et courir à chaque jour, mais, si je ne me trompe pas, c’est aussi ce qui constitue ma plus grosse semaine de course de ma courte vie de coureuse (3 ans de course cet été en mai. Mais ça, c’est un autre sujet 🙂 )
 
Ce ne fût pas toujours facile de sortir courir. Oh non. Mais la fierté ressentie après chaque sortie course valait vraiment le coup.
 
Les filles sont revenues ce soir. Je me mets en mode maman jusqu’à vendredi prochain. Mais vraiment, ce fût une excellente et superbe semaine pour moi. Là, je me repose et je vais profiter à fond de mes deux belles poulettes 🙂 

Rétrospective de 2015

IMG_5965Ceci va devenir une tradition, je crois. En cette veille de veille du jour de l’an, voici le bilan d’une année de course qui fût vachement plus exceptionnelle qu’espérée !

  • Une course officielle par mois (SAUF avril. J’ai louppé le demi-marathon Banque Scotia. Avril 2016, surveille toi, je prévois faire une course, oh oui !)
  • 31 courses. J’ai été plus sage qu’en 2014. Ou plutôt, j’ai fais très peu de trail et de courses sur route, il faut dire. Ça fait tout de même certains moins plus remplis que d’autre. Une moyenne de 2,33 courses par mois, genre.
  • 13 podiums. Et certains dont j’en suis 1- surprise et 2- extrêmement fière d’être montée sur ces marches.

Cette année, on est pas mal resté dans un même genre de course suite à, entre autre, un de mes premiers podiums de la « vraie » saison (printemps-été-automne, kind of):

  • 3 courses sur route
  • 3 courses en sentiers
  • 25 courses à obstacles. Clairement, ce fût une année OCR !

2015, c’est aussi:

  • 1 casquette
  • 1 chapeau de cowboy (ça valait le podium XMAN-Race, hihi)
  • 1 paire de souliers
  • 2 cartes-cadeaux
  • 3 grosses bouteilles de suppléments pour mettre dans l’eau (ou quelque chose comme ça là. Ah oui. Électrolytes. C’est ça le nom…:P )
  • 7 trophées
  • 28 médailles
  • trop de chandails (sérieusement, je les compte plus. Mettons 20, quand je regarde les courses qui en donnaient)

Mais 2015, c’est aussi:

  • Être admise dans la pro-team / équipe elite 3-Seconds/inov-8 et ne pas trop savoir si j’allais y avoir ma place. Mais, finalement, oui, et découvrir une équipe du tonnerre, une équipe en or que j’adore, ayant la passion des OCR à coeur, couvrant tous les événements possibles, étant régulièrement (ou plutôt constamment) les premiers à offrir de superbes photos -gratuites !! – de chacune des courses. Eric, Nicolas, Mickaël et Louis, vous êtes exceptionnels et je vous adore profondément. Je suis contente d’avoir appris à mieux vous connaître cette saison 🙂
  • Une année haute en couleur en terme de résultats, des podiums dont je ne m’attendais jamais. Mention ici aux 2 podiums réussis dans des Spartan Race. Au tout début de la saison, j’avais exprimé mes craintes vis-à-vis les Spartan Race à Louis. Je savais que j’avais de bonnes jambes, mais en 2014, je ratais plusieurs obstacles, ce qui me valaient à chaque fois une tonne de burpees, et dieu sait que je suis lente là-dessus. Alors quand, au 2e week-end Spartan Race en sol québécois, j’ai fais un podium, j’étais sur un nuage !
  • La communauté d’OCR est véritablement comme une grande famille. C’est toujours un plaisir de les retrouver à chaque été. De beaux moments furent passer entre autres avec Jonathan et Sabrina, ainsi que leurs enfants, les « amoureux » de mes filles. Une belle complicité est née entre eux, et j’espère que ce sera encore le cas en 2016. Vous me manquez, petit couple de Spartiate Machine !
  • Vaincre ma peur des rigs. Je l’ai quasiment réussi à tous les coups cette année, alors qu’en 2014, je skippais tout simplement cet obstacle, oui oui, je ne prenais même pas la peine de l’essayer et hop, je faisais la pénalité, shame on me ! Beaucoup de travail sur moi là-dessus.
  • Pas mal moins de courses trail ou même route cette année et honnêtement, ça m’a cruellement manqué. La trail là, pas la route, quoique, c’est toujours un défi mental, je trouve, les courses sur route. Tu ne peux te permettre de te reposer, c’est à fond la caisse constamment. Mais bon, c’est un autre sujet d’article, probablement 😉 ! Ayant eu de gros podium tôt en saison, j’ai pas mal focusé sur les courses à obstacles. Mais j’espère que ce sera un tout petit peu différent l’an prochain, et qu’au milieu de toutes ses courses à obstacles, je trouvais le temps de faire quelques belles courses en sentier. À venir avec mon planning de 2016 🙂
  • Une belle saison de course avec, régulièrement, mes poulettes. Un ÉNORME merci, encore et encore, à mon frère, mon partner, mon ami. Tonton Lainlain pour les intimes, qui a su s’occuper des filles avec une telle patience – car dieu sait qu’elles en ont dedans ! – pendant que je m’efforçais à me tailler une place dans l’elite des courses à obstacles. Bravo aussi à mes filles, pour leur patience, leur joie de vivre, leur amour inconditionnel. Elles qui ont vécu bien des peurs et acquéries beaucoup de confiance en soi en prenant, elles aussi, part à de nombreuses OCR. Vous êtes ma raison de vivre ❤ .

J’écrivais, fin 2014, que 2015 serait mon année choix. Ce ne fût pas tellement le cas, ce fût plutôt une année « Dépassement de soi ». J’en ai vécu, de grandes fiertés cette année. De petites peines, aussi, parfois, mais de grandes joies et de grands moments où j’ai surmonté plusieurs peurs ancrées en moi.

Il me reste encore beaucoup de travail à faire sur moi. Énormément en fait. C’est un travail de longue année. Je me souhaite une belle année 2016 en courses. Une aussi belle en terme de résultats que 2015 ? Meh. Je ne sais pas. Ce serait chouette, mais en même temps, je ne veux pas vivre avec une pression perpétuelle au-dessus de ma tête. On verra au gré des mois et des courses qui passeront. Mais une chose est certaine, je donnerai le meilleur de moi-même dans chacune de mes courses.

2016, je l’espère, sera une année « joie ». Peu importe les résultats. Peu importe ce qui m’arrivera. Toujours avoir le plaisir de courir. Toujours. Et garder le sourire.

Je répète mon message de fin 2014: je vous souhaite à tous et toutes une bonne et heureuse année. Des kilomètres de bonheur, de joie, de santé, d’amour, de victoires personnelles, de tout ce que vous voulez. Faites de 2016 VOTRE année, peu importe vos choix 🙂 !